Commissariat d’expositions
Demain plus beau, l’exposition qui ouvre le champ de la philanthropie
En 2020, j’ai eu besoin de rendre tangible ma vision du beau en créant des événements .
« Tant que nous chercherons des solutions plastiques à des problèmes systémiques, nous resterons bloqués. »
En France, il n’existait pas d’institution qui proposait de transmuter les vulnérabilités de l’ancien système (extractiviste, pétrosourcé, incompatibles avec les milieux vivants) en opportunités.
Depuis 2020, j’imagine des expositions comme des écosystèmes, en rassemblant les travaux de designers-chercheurs, scénographes et directeurs artistiques prouvant qu’un beau des créations 100% compatible avec les milieux vivants est possible !
Situé dans l’espace Commines durant Paris Design Week, cette première exposition fait éclater au grand jour un pressenti : le beau dénué d’empreinte plastique est beaucoup attirant, kinesthésique qu’un beau pétrosourcé.
Placé au coeur d’un espace comprenant 2 autres expositions, les visiteurs passent 3 fois plus de temps sur l’exposition « Demain plus beau », se penchant pour observer les détails, voulant toucher, sentir la matière…
Demain plus beau, Sept 2020, Espace Commine
Le beau dénué d’empreinte plastique est validé par la voie du corps.
J’ interprète cet accueil des visiteurs comme mon ticket pour de nouvelles aventures : celle de la voie du design soutenable (entendez qui s’intègre dans les cycles bio et géo chimiques de l’écosystème Terre).
Les objets beaux qui contiennent une empreinte plastique donnent l’illusion d’une abondance sans fin. Mais en réalité, ils épuisent les écosystèmes et notre santé. Dès qu’on les utilise, ils dégagent une fumée invisible : ce sont les fameux micro et nanoparticules qui se détachent des surfaces et des volumes de tout ce qui vit avec nous.
Ces particules sont gravement nocives pour notre santé. En effet, les études s’accordent désormais sur la toxicité chronique des objets contenant des plastiques qu’ils soient reconnaissable (polyester, PLA etc) ou pas (laine mélangéec, résine). Et une fois jetés, ils continuent de polluer les écosystèmes pour des durées que personne ne peut encore mesurer.
En 2021, je donne juridiquement naissance à la voie du design soutenable en créant une Association d’intérêt général qui mécène, tous les deux ans, une grande exposition de 40 designers, artistes et créatifs pionniers porteurs de travaux sans aucune empreinte plastique : une première mondiale.
De 2021 à 2026, l'association (devenue entre-temps l'Institut pour un design soutenable) a diffusé des pratiques de création sans pétrochimie ni polluants éternels, et vulgarisé les enjeux qui les entourent.
À partir de 2026, sa mission se spécialise. Désormais, elle œuvre pour la diffusion des connaissances sur la qualité sanitaire des matériaux, à travers l'itinérance de son plaidoyer et de ses curations.
Pour en savoir plus, contactez : marine.b@artistikbazaar.com
FRUGAL, 2021
Hôtel de Coulanges
À l’origine de FRUGAL, se trouve le constat suivant : en matière de design, l’inaction s’explique, en premier lieu par l’ignorance des matériaux, techniques et savoir-faire soutenables.
Lutter contre l’ignorance était l’ambition numéro #1 de la première édition de ce qui allait devenir, en 2023, la biennale Amour Vivant.
Comment ? À travers un parcours sexy, un voyage au pays des solutions qui a été déployé en grande complicité avec Sophia Goigoux-Becker, Nicolas Deshais-Fernandez et Armelle Luton.
Ont notamment été révélé dans cette édition :
Comment faire du verre sans sable.
Comment agglomérer des bouts de quelque chose sans aucun liant pétrosourcé.
Comment faire toutes les couleurs, sauf le fluo, sans pétrole.
AMOUR VIVANT, 2023
La Poste, Bonne Nouvelle
En 2023, rejoins par Armelle Lalo puis Marie-Cassandre Bultheel, nous avons qu’une envie : nous engager à faire sérieusement avancer la soutenabilité de notre art de vivre par le prisme des matériaux!
Dans une logique à la fois scientifique, créative et sensible, la biennale Amour Vivant montre, une sélection inédite de matériaux sans empreinte plastique pour l’architecture et le design.
À l’heure où la législation s’oriente vers une réduction massive des plastiques, visibles ou invisibles (colles, liants, vernis, traitements…), la biennale propose un cadre unique pour penser et anticiper ces mutations.
Loin d’une logique de salon commercial, rien n’est à vendre.
Je sélectionne tous les matériaux présentés après un appel à candidature et une veille poussée.
Ma curation est ensuite transmise à un comité scientifique présidé par Nathalie Gontard (spécialiste mondiale des plastiques) qui valide l’absence d’empreinte plastique, ne laissant aucune place au greenwashing ni au risque réputationnel pour nos partenaires et mécènes !
Cet événement indépendant, sans but lucratif et reconnue d’intérêt général, agit comme un dispositif de vulgarisation rigoureux : à destination des prescripteurs, des décideurs, des assureurs, juristes et du grand public. Nos actions et événements sont d’ailleurs soutenus et reconnus par le Ministère de la Culture et le Ministère de la Transition Écologique.
COSMOS AND MATTER, 2024
Projet en collaboration avec Marie-Cassandre Bultheel sur un prototype d’une vie d’esthète citadin en harmonie avec les lois du vivant.
Ensemble, nous souhaitons normaliser une relation consciente à l’espace de vie.
Ce projet est l’alchimie entre deux pôles jamais réunis au sein d’un projet unique, d’une voie. Les deux sont connues est développés chacun de leur côté, avec à chaque fois des personnes ressources et référentes différentes.
Cosmos and Matter est notre proposition d’un prototype d’art de vivre tout à fait plausible, puisque si nous le souhaitons, il est déjà accessible. Nous pouvons déjà vivre un demain plus beau.
BÂTIR VIVANT, 2026
La biennale Bâtir Vivant est consacrée aux innovations matériaux sans empreinte plastique ni chimie lourde de synthèse.
Notre objectif avec Marie-Cassandre Bultheel avec qui je pilote l’Institut pour un Design Soutenable, est de sensibiliser industriels, ingénieurs et décideurs aux alertes scientifiques sur la pollution plastique dans nos intérieurs, où nous passons 90% de notre temps.
L’étude récente du CNRS Toulouse (Yakovenko et al., 2025) vient d’en révéler l’ampleur : nous inhalons 100 fois plus de particules qu’estimé, principalement par l’érosion chronique des objets qui nous entourent.
De plus les études du monde entier corroborent le même constat : les microplastiques dans l’air de nos intérieurs se retrouvent dans notre cerveau, notre sang, le lait maternel… créant un véritable problème sanitaire.
L’appel à Bâtir Vivant est lancé et urgent : nous devons cesser de confondre innovation et pollution.