Hélène Aguilar,

Le sens du beau

Je déplace les manières de voir, de penser et de désirer le beau.

Aujourd’hui le constat est brutal, le beau (fabriqué par l’homme) est en train de détruire le beau des origines, la beauté du monde.

A travers un écosystème de projets liant scientifiques, chercheurs, ingénieurs, architectes, penseurs, créatifs et esthètes… j’explore le lien entre la matière et le beau.

Ma vision est qu’il existe un « beau de réserve » qui peut très sérieusement être un levier de transformation de notre relation sensible au monde.

Changer de regard sur le beau et les matériaux qui le composent, c’est déjà agir ! 

Bienvenue dans le nouveau prisme du beau ! Un souffle inédit non ultra transformé.

Des évènements pour aller faire découvrir le beau non polluant au delà des ondes du podcast

> Commissaire d’exposition (marque blanche) : Place des Lices à St Tropez (2024)

> Coproduction de rendez-vous professionnels sur mesure : Les rencards du beau (x Plendi by Vinci Construction)

> Commissaire d’exposition pour ses propres projets (Demain plus beau 2020, Frugal 2021, Amour Vivant 2023, Cosmos and Matter 2024/2025 et Bâtir Vivant 2026)

Un engagement en faveur des communs et les innovations d’intérêt général : lancement du fonds de dotation des communs technobiotiques (2025)

> Hélène invente le mot technobiotique® pour qualifier les innovations de « recettes de matériaux » qui savent revenir à l’état d’atome sans intervention humaine (garantie sans pollution)

> Créatrice du Fonds, elle structure les activités avec un Collège des humanités constitué de scientifiques, experts, philosophes, anthropologues, journalistes, écrivains etc

De juriste à fondatrice du média Où est le beau ?

« Greening out »: A quoi bon créer du beau qui participe à l’effondrement de la vie sur Terre ?

L’enquête Où est le beau ? Comment naviguer avec panache dans ce monde qui l’habille en pollution ? grâce aux invités ressources du podcast

Des conférences inspirantes et prospectives (secteur luxe, construction, artisanat) sur 2 thèmes phares :

> Si le beau d’aujourd’hui porte atteinte à notre santé, où sera le beau de demain ?

> Fabriquer du temps avec des matériaux (nouveau 2026)

De l’accompagnement stratégique de dirigeants et Grands Comptes (conseil sur les matériaux de demain)

Un travail de recherche fondamentale sur les matériaux et le temps (mené en coopération avec Nathalie Gontard, INRAE)

Actuellement en cours de rédaction de son premier ouvrage, Hélène souhaite faire circuler sa vision et les nouvelles méthodes d’applications pour créer sans polluer.

On mesure le carbone, l’énergie… mais personne ne mesure les microplastiques que nous respirons dans nos bâtiments.

2 CONFÉRENCES POUR AUGMENTER LES ATOUTS CONCURRENTIELS DES MÉTIERS DE LA MATIÈRE

Les microplastiques invisibles qui envahissent les espaces intérieurs représentent un risque financier et réputationnel encore trop méconnu.

Une étude du CNRS de juillet 2025 est formelle : les outils de mesure classiques ne permettent pas de les qualifier. En moyenne, l’air que nous respirons à l’intérieur contient 100 fois plus de microplastiques que les estimations précédentes.

Le problème métier c’est qu’aujourd’hui, aucun label, aucune norme ne mesure la qualité sanitaire réelle des matériaux alors qu’ils menacent précisément la santé des occupants, la valeur des actifs et la confiance dans les marques.

Que vous soyez investisseur, foncière, architecte, AMO, marque de luxe, restaurateur, hôtelier ou promoteur, vous prescrivez ou subissez des matériaux (sols, peintures, isolants, mobiliers, objets, revêtements). Leur usure quotidienne libère des milliards de particules plastiques que vous, vos équipes, vos clients ou locataires respirez sans le savoir.

Pourquoi cela vous concerne :

  • Investisseurs & foncières : la qualité sanitaire devient un critère de valorisation des actifs et de coût des investissements.

  • Marques de luxe, hôtels, restaurants : les clients premium recherchent des lieux sains pour préserver leur propre santé (argument de différenciation et de fidélisation).

  • Constructeurs, Architectes, AMO, Fabricants, Editeurs : la qualité sanitaire des matériaux devient un axe de différenciations et compétitivité

Alors que faire ? 
Forte de 2 ans de recherche avec les plus grands scientifiques du sujet, j’ai développé 2 conférences à destination des métiers de la matière pour leur donner les clés.

Vous y apprendrez à :

  • Évaluer n’importe quel matériau avec une grille de score sanitaire simple

  • Adopter 5 réflexes opérationnels pour éviter les pièges sanitaires invisibles dans vos choix quotidiens.

  • Transformer vos améliorations en argumentaire commercial ou financier

  • Pratiquer la chronotropie® : allongez la durée de vie utile des matériaux bio‑circulaires, en garantissant leur réintégration complète dans les cycles techniques eux-mêmes ancrés dans le continuum du vivant.

Chaque conférence peut être adaptée à votre secteur et à votre audience.

CONFÉRENCE #1

Air intérieur : ce que les capteurs ne vous disent pas et comment se préparer aux demandes et à la réglementation ?

→ Focus : diagnostic, études scientifiques, matériaux sains existants à adopter.

Les microplastiques dans vos bâtiments sont 100 fois plus élevés que prévu. Découvrez pourquoi aucune norme actuelle ne vous protège et comment transformer cette menace en opportunité de valeur, quel que soit votre métier.

CONFÉRENCE #2

Et si vous fabriquiez du temps grâce à vos choix de matériaux ? Beau, innovation, pollution : cessez de les confondre

→ Focus : grille d’évaluation sanitaire des matériaux, pièges à éviter, fabriquer du temps avec la chronotrophie® + cas pratiques réemploi/neuf, avantages économiques).

Pour ne plus jamais prendre un matériau toxique pour une avancée esthétique ou technique. Découvrez comment évaluer vos matériaux et fabriquer du temps en allongeant la présence utile des matières bio‑circulaires (neuves ou en réemploi).

LA RAISON D’ÊTRE DES CONFÉRENCES

Aujourd'hui, nos lieux de vie sont construits sur un angle mort.

On traque le carbone, on soigne l’énergie… mais la qualité sanitaire des matériaux reste la grande oubliée des réglementations.

Les microplastiques présents dans les matériaux qui vivent avec nous (maisons, bureaux, hôtels…) sont ces particules invisibles, abondantes, silencieuses et ultra-délétères pour notre santé.

Or ils échappent encore à toute mesure, certification ou obligation.

Résultat :
· Tout le monde est sans obligation.
· Nos intérieurs sont sans garantie.

Pourtant, les études scientifiques sont claires : la qualité de l’air que nous respirons chez nous est alarmante et les outils actuels ne peuvent pas nous en informer car seuls les outils de quelques laboratoires de pointe sont capables de qualifier toutes les molécules en suspension dans l’air intérieur.

C’est le cas du spectromètre Raman utilisé par l’équipe de Jeroen E. Sonke au CNRS de Toulouse pour leur étude capitale de juillet 2025.

Cet instrument a révélé ce qu’aucun capteur n’avait jamais montré auparavant : les concentrations de microplastiques sont 100 fois plus élevées que les estimations les plus pessimistes.

Mais d’où viennent-elles ?

Notre exposition chronique se cache dans nos gestes les plus banals : s’asseoir, marcher, frotter.

Chaque micro-frottement arrache des milliards de particules invisibles aux canapés, sols, revêtements, objets et peintures qui nous entourent.

Nos intérieurs sont en érosion permanente, dans une fumée que personne ne voit.

Contrairement donc aux idées reçues, ce ne sont pas que les déchets lointains contenant une empreinte plastique qui nous menacent, mais aussi l’usure mécanique de ce qui vit avec nous.

En effet, contrairement au matériaux qui entrent dans les cycles bio/géochimique (bois, chanvre, laine etc) nos matériaux modernes ultra transformés se fragmentent à l’infini dès que le soleil se pose sur eux ou que nous les utilisons.

Résultat nous les respirons et les études à comités de lecture s’accordent à dire qu’elles s’accumulent dans nos corps, s’immisçant, de manière alarmante et nocive, jusque dans nos cellules.

Voilà pourquoi ce sujet est si méconnu : ce qui n’est pas mesuré n’est pas connu.
Pas mesuré → pas connu
Pas connu → pas valorisé
Pas valorisé → pas réglementé

Equiper tous les bureaux d’étude d’analyse de l’air intérieur avec ces technologies de pointe relève d’idéalisme. Les coûts d’équipement seraient exorbitants et les analyses tout autant.

Alors, que faire ?

La voie du volontariat éclairé et motivé par la valeur ajoutée que le marché attribuera naturellement aux espaces et aux objets sains semble la plus pragmatique.

Les conférences ci-dessus vous donnent les clés pour avancer dès maintenant !

Je suis née brune avec une coupe punk à Nîmes.

Comme Ganesh, j’arrive sur terre avec une une défense cassée.

Mon frère jumeau ne survit pas in utero.

Aujourd’hui, je sais que cette étape a amplifié mon amour pour la vie et ses mystères.

Je grandis et deviens un pur produit de mon époque : bien éduquée, bien câblée, bien formatée.

Une classe prépa Sciences Po, une licence en finance et un Master 2 en droit de la distribution et propriété intellectuelle, me voilà toute fraîche à m’épanouir dans le monde de l’entreprise.

La vie m’amène jusqu’à l’industrie pharmaceutique, un univers dont j’ignorais tout mais qui me permet à la fois de savoir que le droit mène à tout (maman tu avais raison…) et qu’au quotidien, le monde de l’entreprise n’est pas fait pour moi.

Je quitte une situation confortable, toute tracée, en inventant un faux projet entrepreunarial (maintenant je peux l’avouer ;)). Un pretexte pour me reconnecter avec le sens de ma vie. Mon unique intuition était de sortir de la boîte dans laquelle je m’étais mise.

Cette bascule professionnelle est le début de ma véritable aventure. La voie du beau.

Voici ce que je poste à l’époque sur mon compte Instagram :

À ce moment là, les questionnements bouillonnent :

Quel feu vais-je pouvoir nourrir qui ne cessera jamais ?

Pourquoi suis-je si inadaptée à ce monde ?

Pourquoi ai-je cette intuition que le beau est si central pour moi ?

6 mois et un accompagnement par le programme IFM Entrepreneurs plus tard, me voilà à oser prendre au sérieux mon amour pour le beau… et lancer sur les ondes le premier podcast qui parle de notre relation sensible aux objets, aux intérieurs, à l’architecture…bref à mon « beau » de l’époque.

Autour de moi ça dit :

« Tu es folle, on ne lance pas un podcast sur le beau ! Le beau ça se montre, ça se touche…. Monte une chaîne Youtube, sinon ça ne va jamais marcher. »

Fin 2019, j’avais interviewé plus de 40 invités, les écoutes explosaient et je signais un partenariat avec Elle Décoration et mon premier sponsor : Plendi by VINCI Construction.

À cette époque, même sensible, je reste un pur produit de mon époque : bien éduquée, bien câblée, bien formatée.

Patricia Urquolia

Rosana Orlandi

Big Bang personnel

Peut-être que vous vous en souviendrez, mais le 13 mars 2019, un gros bug touche Facebook, Instagram et WhatsApp et durant 14 heures, les utilisateurs du monde entier sont privés d’accès. L’une des plus longues pannes jamais enregistrées pour ces plateformes, une faille qui révèle, brutalement, notre dépendance.

Ce même jour, je vis moi aussi un bug : je suis à Beaubourg et j’entre dans l’exposition Mutations / Créations 3 – La Fabrique du vivant au Centre Pompidou

Et là, quelque chose bascule.

Pas un choc, mais une évidente révélation.

Un glissement profond, presque silencieux.

Mon rapport à la matière se fissure. Je perds mes repères esthétiques comme on perd une langue maternelle, sans bruit, mais avec la sensation étrange d’avoir cru, pendant longtemps, que le beau était hors scope des sujets du monde.

Subitement, en tant qu’esthète, je comprends que ce que j’aimais, que ce que je trouvais « beau » - les matériaux mis en oeuvre pour créer de l’architecture d’intérieur, du mobilier, des objets - contribuait silencieusement, d’engendrement en engendrement, à l’appauvrissement du vivant tout entier.

Je perçois que le beau ultra transformé créé par l’homme est en train de mettre à mal le beau des origines.

Et je n’avais jamais vu ni analyser la situation écologique de notre planète sous cet angle avant.

Mais dans cette faille, une brèche s’ouvre.

Je comprends qu’un autre territoire du beau existe.

Que le beau créé par l’humain est à la fois le poison et l’antidote. Un autre beau est en “réserve” quelque part.


Je sais qu’il existe un beau qui n’épuise pas, mais qui prolonge la vie.

Ce beau-là, je le vois pour la première fois, devant moi, dans cette exposition.
Pas comme une œuvre isolée, mais comme une proposition pour tout repenser.

Sans le savoir encore, je viens de changer d’axe.
Cette exposition ne m’a pas seulement touchée.
Elle m’a réorientée.

“ Comment avais-je pu en arriver là ? ”

C’est la question qui tourne en boucle.

J’ignorais la réalité des matériaux.

Les lois du vivant.

Les impacts systémiques.

Je suis dans un chaos…intérieurement tout s’écroule par rapport au beau.

Quelques mois après, c’est au tour de François Champsaur d’enfoncer le clou avec son exposition « Reprise des discussions naturelle » : l’atmosphère d’un espace avec des matériaux vivants n’est aucunement comparable à l’atmosphère classique des espaces « designé » par les plus grands de la hype parisienne et internationale.

© Best Archi Design

Ma lecture de la matière change du tout au tout… et me voilà désormais mal à l’aise et décontenancée dès que j’ouvre Instagram, que je vais à une expo, dans une foire, un salon de design…

Tout cette beauté, tout ce beau est insoutenable pour nous et la planète…et personne ne s’en rend compte… parce que tout simplement personne ne sait lire la matière qui est mise en oeuvre dans notre quotidien. Autour de nous. En permanence.

Notre monde est design.

Tout est pensé, dessiné par quelqu’un. Et ce quelqu’un choisit les matériaux qui vont donner forme à ses dessins. 

Si le beau auquel nous avons été nourrit donne l'illusion d'une abondance sans fin, il crée en réalité la pénurie, la déconnexion et l'épuisement des ressources.

Il est devenu crucial de faire évoluer nos pratiques, d’aller au-delà des discours alarmistes et de réconcilier nos aspirations esthétiques avec une conscience écologique plus profonde.

Pensée

C’est ici, sur cette planète bleue, que se vit la beauté.

Celle que nous cherchons sans relâche, nous les esthètes, et qui anime le podcast Où est le beau ? depuis plus de 7 ans.

Nous vivons sur Terre et en dépit de toutes ses orbites, la NASA n’a encore rien trouvé de plus bouleversant, ni de plus confortablement habitable.

J’aime distinguer le beau des origines : le lever du soleil, les marées, les fleurs, les cascades. Ce beau qui précède tout, qui opère sans effort ni prétention.
Un beau en symbiose avec la vie, qui se cache partout, dès lors que nous nous disposons à le voir. Il est, sans chercher à plaire.

Au beau des créations qui naît du geste, du savoir-faire, de l’intention humaine.
Il prolonge, honore, interprète le vivant. Ou du moins, il devrait… car depuis quelques décennies, ce lien s’est notamment distendu à cause de l’ultra transformation des matériaux qui le compose.

Beaucoup d’objets brillent et séduisent sans rien offrir en retour à la beauté du monde. Pire, trop souvent, ils la polluent. Silencieusement. Définitivement.

Ce que l’on croit propre est très souvent plastifié.‍ ‍

Ce « propre » d’apparence dissimule en réalité un désordre bien plus profond, car tout ce qui est fossile déséquilibre des cycles du système Terre, puisqu’ils persistent bien au-delà de l’échelle d’une vie humaine.

Il s’accumule dans les strates d’un monde qui ne sait plus dissoudre ce qu’il produit.

Les matériaux à empreinte plastique utilisés pour fabriquer le « beau » incarnent ce paradoxe : ils donnent au monde des allures ultra-séduisantes… un éclat trompeur qui maquille la réalité.

Ces matériaux habillent nos objets, nos architectures, nos intérieurs, jusqu’à nos gestes les plus anodins, sans que nous en ayons conscience.

Grâce à de nouveaux instruments de mesure ultra-précis, comme la spectroscopie Raman, les scientifiques peuvent désormais compter ce qui flotte, de manière invisible, dans l'air de nos intérieurs.

Selon une étude de 2025 du CNRS de Toulouse (Yakovenko et al.), un adulte inhale en moyenne 68 000 particules de plastique par jour. La grande majorité (94%) a un diamètre inférieur à 10 micromètres, la taille qui pénètre le plus profondément dans nos poumons. Cette valeur est 100 fois supérieure aux estimations antérieures.

Chaque geste anodin, chaque instant qui passe, libère ces résidus :

• S'asseoir sur une assise en mousse synthétique

•Être au contact de textiles contenant polyester, polyamide, acrylique, élasthanne, polypropylène

• Utiliser un lavabo en résine synthétique

•Nettoyer un meuble ou un plan de travail en bois mélaminé

• Marcher sur un sol stratifié, un parquet vitrifié

• Respirer l'usure des peintures que le soleil fragmente, des colles qui vieillissent

Le recyclage ne vient pas combler le sujet de l’exposition chronique aux microparticules résultant de l'usure mécanique et chronique des matières à empreinte plastique pendant leur usage normal. 


Nous avons troqué l’harmonie des matières vivantes pour l’illusion d’une beauté qui est est délétère pour notre santé et celle des écosystèmes dès sa création.

Nous avons oublié que le beau des créations humaines est un prolongement du beau des origines :

il devrait s’inscrire dans la continuité des cycles du vivant, et non s’y soustraire. Car dans la trame du vivant, toute forme laisse une trace.

Mais seule une trace juste (c’est-à-dire une empreinte biodigestive, réinscrite dans le métabolisme planétaire) peut nourrir et relier.

Créer, c’est participer à ce continuum.

Les esthètes, ceux qui avant d’être des consommateurs sont des amoureux du vivant, du beau des origines, vivent comme moi cette désillusion en ce moment.

Le podcast :

Libérer la parole sur le beau et ses défis

De ma première vie professionnelle en tant que juriste, j’ai retenu une chose : « pour obtenir les bonnes informations, il est fondamental de poser les bonnes questions ».

Or notre système médiatique est champion pour répondre excessivement bien aux mauvaises questions.

Souhaitant créer une « safe place » où libérer la parole sur le beau et ses défis : à la fois les enjeux qui entourent la matière avec laquelle on « fabrique » le beau, que ceux sur l’évolution de nos goûts face à la croissance de la conscience écologique, j’ai fondé le premier podcast indépendant francophone sur ce sujet.

C’était en janvier 2019, à l’époque où personne ne croyait au médium podcast comme moyen de questionner le monde du beau des créations (design, décoration, architecture).

7 ans plus tard : des centaines d’interviews, des centaines d’épisodes narratifs et des millions d’écoutes ! 

Jean François ClevoyFrancis HalléNathalie Gontard • Olivier Hamant • Anna ChavepeyreJoëlle SwanetNoé Duchaufour-LawranceYoussef TohméGilles ClémentJulien BellerVéronique MureMaurice SauzetYves Citton Jérôme DenisAnaëlle Théry ont notamment longuement échangé avec moi dans le podcast.

OÙ EST LE BEAU ?

  • Où est le beau ? un podcast qui explore la relation avec le beau, ses représentations concrètes et ses engendrements (culturels, sociétaux et environnementaux). 

    L’ambition du podcast est de remettre la question du beau au centre des discussions écologiques et ce, quelque soit les catégories sociales et les territoires.

    Je souhaite transmettre, à celles et ceux qui écoutent le podcast, de changer leur rapport au beau et de le transmuter en une relation plus saine et moins destructrice pour la nature et les liens humains.

    Depuis ses débuts, la ligne éditoriale du podcast a évolué comme le fait la spirale.

    Elle arrive aujourd’hui à un espace fascinant. Les précédents invités ont « passer le balais » mettant en lumière les incohérences et les perversions de créer un beau ultra standardisé, toxique pour nous, polluant pour les sols et sans cycles à l’échelle d’une vie humaine, devenant à jamais des déchets ultimes.

    Plus de 250 épisodes pour éclairer la mutation silencieuse de nos goûts à l’ère de la conscience écologique. 


    Bienvenue sur ce chemin !

BELLES VISITES

OÙ EST LE BON ?

  • Plus de 2 ans après le lancement de Où est le beau ? j’ai eu envie de remettre le goût et le bon au centre de notre assiette !

    Parce que ce que nous mangeons, mais aussi les lieux où nous achetons, préparons et partageons nos repas, a un impact direct sur le monde agricole, sur notre environnement et sur notre bien-être.

    Cette question du bon résonne d’autant plus en France, pays de la gastronomie, où le paysage lui-même est façonné par l’agriculture.

    Dans ce podcast, des voix inspirantes nous aident à mieux comprendre ce qui se joue dans nos assiettes, dans nos champs… et dans nos choix.

LE TRAVEL GUIDE

  • Chaque année, je teste 5 adresses dont je relate ensuite les séjours et ses bienfaits en podcast.

    En ligne notamment : le Couvent de Pozzo, la Butte, l’Ostalas.

LE SOCIAL CLUB

  • En parallèle des épisodes gratuits, je publie des épisodes d’un podcast secret, dédié à une communauté d’esthètes et curieux souhaitant aller plus loin dans le questionnement de leur « rapport au beau ».

    Ici tu retrouveras tout ce qui est indispensable aux pressés d’entrer dans une véritable RELATION au beau et au bon.

    S’abonner au podcast secret permet :

    ⁘ d’affiner ton œil intérieur et cultiver un discernement esthétique profondément personnel.

    ⁘ d’apprendre à reconnaître ce qui est véritablement beau au-delà des apparences, des tendances et des injonctions visuelles.

    ⁘ de savoir interroger le beau : ce qui séduit en surface ne cache-t-il pas, parfois, une forme de nocivité pour nous… et pour le vivant ?

    Des clés sensibles et critiques pour naviguer avec lucidité et panache dans un monde saturé.

MES CURATIONS EN MARQUE BLANCHE

En 2024, Isabelle Castanier m’invite a sélectionner une tribu de talents pionniers pour l’exposition « Une Maison à Saint Tropez, Tables et récits intimes ».

LES RENCARDS DU BEAU

En 2022, j’initie Les Rencards du beau, en complicité avec Plendi by Vinci Construction :

des évènements dédiés et confidentiels pour les professionnels de l’hospitalité de luxe.

Sur le format de matinées apprenantes destinées aux architectes et aux acteurs du bâtiment, LRDB permettent networker tout en se mettant au contact des postures de pionniers d’un beau des créations qui questionne le monde et inspire.

Chaque résidence de 4 rencards est accueillis par une agence d’architecture parisienne différente.

L’Agence RDAI, Franklin Azzi Architecture, Chloé Nègre et Tristan Auer ont eu l’immense gentillesse d’ouvrir leurs portes pour hoster ces rendez-vous inédits.

Plus de 20 matinées ont eu lieu sur des thèmes aussi variés que :

• réduire l’exposition aux PFAS dans les hôtels et espaces ERP • assurer un bâtiment en réemploi • habiter passif • traitement de l’eau sans chlore • s’inspirer du règne fongique pour créer.

Demain plus beau, l’exposition qui ouvre le champ de la philanthropie

En 2020, j’ai eu besoin de rendre tangible ma vision du beau en créant des événements

« Tant que nous chercherons des solutions plastiques à des problèmes systémiques, nous resterons bloqués. »‍ ‍

En France, il n’existait pas d’institution qui proposait de transmuter les vulnérabilités de l’ancien système (extractiviste, pétrosourcé, incompatibles avec les milieux vivants) en opportunités.

Depuis 2020, j’imagine des expositions comme des écosystèmes, en rassemblant les travaux de designers-chercheurs, scénographes et directeurs artistiques prouvant qu’un beau des créations 100% compatible avec les milieux vivants est possible !

Situé dans l’espace Commines durant Paris Design Week, cette première exposition fait éclater au grand jour un pressenti : le beau dénué d’empreinte plastique est beaucoup attirant, kinesthésique qu’un beau pétrosourcé.

Placé au coeur d’un espace comprenant 2 autres expositions, les visiteurs passent 3 fois plus de temps sur l’exposition « Demain plus beau », se penchant pour observer les détails, voulant toucher, sentir la matière…

Demain plus beau, Sept 2020, Espace Commine 

Le beau dénué d’empreinte plastique est validé par la voie du corps.

J’ interprète cet accueil des visiteurs comme mon ticket pour de nouvelles aventures : celle de la voie du design soutenable (entendez qui s’intègre dans les cycles bio et géo chimiques de l’écosystème Terre).

Les objets beaux qui contiennent une empreinte plastique donnent l’illusion d’une abondance sans fin. Mais en réalité, ils épuisent les écosystèmes et notre santé. Dès qu’on les utilise, ils dégagent une fumée invisible : ce sont les fameux micro et nanoparticules qui se détachent des surfaces et des volumes de tout ce qui vit avec nous.

Ces particules sont gravement nocives pour notre santé. En effet, les études s’accordent désormais sur la toxicité chronique des objets contenant des plastiques qu’ils soient reconnaissable (polyester, PLA etc) ou pas (laine mélangéec, résine). Et une fois jetés, ils continuent de polluer les écosystèmes pour des durées que personne ne peut encore mesurer. 

En 2021, je donne juridiquement naissance à la voie du design soutenable en créant une Association d’intérêt général qui mécène, tous les deux ans, une grande exposition de 40 designers, artistes et créatifs pionniers porteurs de travaux sans aucune empreinte plastique : une première mondiale.

De 2021 à 2026, l'association (devenue entre-temps l'Institut pour un design soutenable) a diffusé des pratiques de création sans pétrochimie ni polluants éternels, et vulgarisé les enjeux qui les entourent.

À partir de 2026, sa mission se spécialise. Désormais, elle œuvre pour la diffusion des connaissances sur la qualité sanitaire des matériaux, à travers l'itinérance de son plaidoyer et de ses curations.

FRUGAL, 2021

Hôtel de Coulanges

À l’origine de FRUGAL, se trouve le constat suivant : en matière de design, l’inaction s’explique, en premier lieu par l’ignorance des matériaux, techniques et savoir-faire soutenables.

Lutter contre l’ignorance était l’ambition numéro #1 de la première édition de ce qui allait devenir, en 2023, la biennale Amour Vivant.

Comment ? À travers un parcours sexy, un voyage au pays des solutions qui a été déployé en grande complicité avec Sophia Goigoux-Becker, Nicolas Deshais-Fernandez et Armelle Luton.

Ont notamment été révélé dans cette édition :

Comment faire du verre sans sable.

Comment agglomérer des bouts de quelque chose sans aucun liant pétrosourcé.

Comment faire toutes les couleurs, sauf le fluo, sans pétrole.

AMOUR VIVANT, 2023

La Poste, Bonne Nouvelle

En 2023, rejoins par Armelle Lalo puis Marie-Cassandre Bultheel, nous avons qu’une envie : nous engager à faire sérieusement avancer la soutenabilité de notre art de vivre par le prisme des matériaux!

Dans une logique à la fois scientifique, créative et sensible, la biennale Amour Vivant montre, une sélection inédite de matériaux sans empreinte plastique pour l’architecture et le design.

À l’heure où la législation s’oriente vers une réduction massive des plastiques, visibles ou invisibles (colles, liants, vernis, traitements…), la biennale propose un cadre unique pour penser et anticiper ces mutations.

Loin d’une logique de salon commercial, rien n’est à vendre.

Je sélectionne tous les matériaux présentés après un appel à candidature et une veille poussée.

Ma curation est ensuite transmise à un comité scientifique présidé par Nathalie Gontard (spécialiste mondiale des plastiques) qui valide l’absence d’empreinte plastique, ne laissant aucune place au greenwashing ni au risque réputationnel pour nos partenaires et mécènes !

Cet événement indépendant, sans but lucratif et reconnue d’intérêt général, agit comme un dispositif de vulgarisation rigoureux : à destination des prescripteurs, des décideurs, des assureurs, juristes et du grand public. Nos actions et événements sont d’ailleurs soutenus et reconnus par le Ministère de la Culture et le Ministère de la Transition Écologique.

COSMOS AND MATTER, 2024

Projet en collaboration avec Marie-Cassandre Bultheel sur un prototype d’une vie d’esthète citadin en harmonie avec les lois du vivant.

Ensemble, nous souhaitons normaliser une relation consciente à l’espace de vie.

Ce projet est l’alchimie entre deux pôles jamais réunis au sein d’un projet unique, d’une voie. Les deux sont connues est développés chacun de leur côté, avec à chaque fois des personnes ressources et référentes différentes.

Cosmos and Matter est notre proposition d’un prototype d’art de vivre tout à fait plausible, puisque si nous le souhaitons, il est déjà accessible. Nous pouvons déjà vivre un demain plus beau.

BÂTIR VIVANT, 2026

La biennale Bâtir Vivant est consacrée aux innovations matériaux sans empreinte plastique ni chimie lourde de synthèse.

Notre objectif avec Marie-Cassandre Bultheel avec qui je pilote l’Institut pour un Design Soutenable, est de sensibiliser industriels, ingénieurs et décideurs aux alertes scientifiques sur la pollution plastique dans nos intérieurs, où nous passons 90% de notre temps.

L’étude récente du CNRS Toulouse (Yakovenko et al., 2025) vient d’en révéler l’ampleur : nous inhalons 100 fois plus de particules qu’estimé, principalement par l’érosion chronique des objets qui nous entourent.

De plus les études du monde entier corroborent le même constat : les microplastiques dans l’air de nos intérieurs se retrouvent dans notre cerveau, notre sang, le lait maternel… créant un véritable problème sanitaire.

L’appel à Bâtir Vivant est lancé et urgent : nous devons cesser de confondre innovation et pollution.

Fonds de Dotation des Communs Technobiotiques®

LA RAISON D'ÊTRE

Pourquoi ce fonds ?

Si des nouvelles inventions de matériaux bio/géo sources + bio/géo intégrés existent dans les ateliers, dans les cahiers, dans les têtes des inventeurs, nous, consommateurs, ne pouvons pas encore les acheter. Et cela n'arrivera pas tout seul, car deux mondes ne se rencontrent pas :

  • Les industriels ne savent pas où trouver ces inventeurs issus de la société civile. Ils ne sont pas dans les salons, ni dans les circuits traditionnels de l'innovation.

  • Les inventeurs, lassés d'être seuls, peu soutenus, mal protégés, s'épuisent. Certains perdent espoir.

Aussi, si nous souhaitons pouvoir acheter demain des objets qui n’ont nécessité aucune cuisson, qui préserve la qualité de l'air intérieur, qui nourrissent les cycles au lieu de les épuiser,  il convient de créer ce qui n'existe pas encore :

  • Un espace refuge pour que ces inventeurs puissent finaliser leur invention entre pairs et la protéger juridiquement ;

  • Une place sur la carte mondiale des innovations: un lieu où ces inventions singulières puissent être visibles, reconnues, crédibles ;

  • Un pont pour faciliter le transfert entre inventeurs et industriels, pour que ces recettes vertueuses sortent des ateliers et entrent dans nos maisons.

LA MISSION DU FONDS DE DOTATION DES COMMUNS TECHNOBIOTIQUES®

Technobiotique® est le nom que j'ai donné à cette nouvelle génération d'innovation.

Une invention technobiotique® désigne donc un matériau composite nouveau, qui n'existe pas à l'état naturel et dont la fin de vie permet à ses différents composants une réintégration complète dans les cycles bio-géochimiques.

Ce nouveau mot vient nommer le point de rencontre entre :

-techno : les processus techniques humains : inventer, concevoir, fabriquer 

-biotique : les logiques du vivant : transformer, décomposer, redistribuer 

Le Fonds de dotation est l'outil qui va enfin permettre à ces innovations de circuler, de se développer et d'entrer dans nos vies.

Sa mission est triple :

Protéger les inventeurs sans enfermer les idées: garantir leur droit à être reconnus, tout en empêchant que leurs inventions soient captées par des intérêts privés 

Permettre à l'industrie de puiser dans ces nouveaux communs: créer un pont entre ceux qui inventent et ceux qui fabriquent, pour que demain, ces matériaux soient dans les objets que nous achetons partout

Faire circuler le tout de manière juste grâce à des licences inédites en protected communs, accessibles à tous.

Un Collège des Humanités (composé de scientifiques, chercheurs, philosophes, anthropologues, botanistes) auditionne déjà trois inventeurs dont les innovations répondent au référentiel technobiotique®.

Ce fonds de dotation est un véhicule juridique d'intérêt général.

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Prolonger la vie des objets par le beau , c’est prolonger l’habitabilité de la planète

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Allonger le temps de résidence des choses sur Terre, c’est le pouvoir magique du beau

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Le beau est l’anti-déchet le plus puissant qui soit

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Prolonger la vie des objets par le beau , c’est prolonger l’habitabilité de la planète · Allonger le temps de résidence des choses sur Terre, c’est le pouvoir magique du beau · Le beau est l’anti-déchet le plus puissant qui soit ·